En 2019 devenez le manager que vous souhaitez être !

Etats des lieux :

. Manager qui es-tu ?

coaching managerCette question un brin provocatrice, a le mérite d’être directe sur l’interrogation intime que plus d’un manager, je pense, s’est posée sur son idéal du Moi.

Avant d’être un manager, l’animateur est un être humain, il est donc logique qu’il ait des questions identitaires qui s’apparentent à des interrogations d’ordre managérial.

Son rôle est très important dans l’exécution de la stratégie de l’entreprise et de ses défis, il est le responsable principal de son équipe, ou de son département, dans la mise en place de la performance. Il a pour mission de mobiliser les forces vives de ses collaborateurs et participe à faire émerger l’intelligence collective de ses équipes, tout en conciliant aux mieux les intérêts de l’entreprise avec ceux de ses collaborateurs.

Pour autant, son poste n’est pas envié à la hauteur des fantasmes qu’il suscite. J’emploie le terme fantasme à dessein, car être manager pour l’employé dit « lambda », c’est avoir un poste prestigieux dont on envie le salaire, (quoi que), mais pas nécessairement les problèmes en tous genres qui vont avec.

. Au fait, qu’est-ce qu’un manager ?

Certains diront que c’est une posture et un mental, un exemple de ce qu’il convient de faire et de ne pas faire. D’autres, plus ironiques, préciseront que c’est l’art de persuader ses collaborateurs de faire ce qu’ils n’ont pas véritablement envie de faire. Ben voyons ! Ou encore, qu’un bon manager est celui qui montre le chemin et qui pallie aux insuffisances de ses subordonnés, une sorte de « bouche trou ». (Dixit personnel interrogé sur un site logistique de distribution).

Être manager c’est avant tout bien se connaître, la connaissance de soi étant la première étape de son évolution personnelle, indispensable au développement et à l’épanouissement de l’être. Son estime de soi doit être réelle, et son identité perçue est aussi proche que possible de son identité idéale. C’est un leader en puissance, s’il ne l’est déjà, c’est un fabriquant et un porteur de sens, il s’efforce de créer un environnement de travail basé sur le respect mutuel.

Il encourage et favorise les initiatives personnelles dans un cadre bienveillant et identifié. Ses échecs personnels et ceux de ses équipes, ne sont relevés que pour en tirer des enseignements constructifs qui serviront aux réussites de demain ; et non basés sur la sanction, la peur ou la menace, ni sur une repentance vis-à-vis de sa hiérarchie.

  • Faire face ou Faire force ?

Dans l’entreprise de nos rêves, le manager idéal est celui qui n’aura pas à sanctionner, tout en fédérant ses équipes et en ayant une posture d’exemplarité. Dans les faits, c’est souvent un homme ou une femme sans armure qui doit faire face à de multiples situations difficiles, et qui nécessitent de se donner les moyens d’appréhender les événements complexes, afin de saisir les différents niveaux de lecture des situations.

Certains se sentent obligés, parfois de faire force, soit par faiblesse ou par manque de confiance en eux, ce qui revient au même. Il est fréquent qu’il soit entre le marteau et l’enclume vis-à-vis de sa direction et de ses collaborateurs. Animé du sentiment de faire un métier souvent passionnant au service du bien commun, mais d’être aussi particulièrement exposé.

Il n’est pas question de faire ici du manager un Caliméro de service. Non, le manager s’il dispose de devoirs fondamentaux, bénéficie de droits qui ne le sont pas moins. L’idéal n’allant pas de soi, c’est à lui de décider de ne pas accepter d’être à la merci des circonstances.

Comprendre les fondements de sa légitimité doit être un des objectifs principaux du manager. Le siège de cette légitimité reposant sur des appuis qui sont autant d’axes d’explorations potentiels, comme par exemple sa reconnaissance par les autres, les qualités qu’il aura développées et le caractérisant, comprendre ce qui se joue dans la relation avec son entourage, pour mieux s’ajuster.

  • A chacun son style de management

Le « bon » manager saura inspirer le respect mutuel tout en dédramatisant l’autorité. Le style de management et la personnalité du manager influent sur la performance et l’engagement des collaborateurs. Il existe plusieurs types de management ; du persuasif à l’adaptatif en passant par le directif et l’opportuniste, sans oublier l’utopiste pour qui l’idée compte davantage que le principe de réalité. Il serait fastidieux de tous les développer ici, ils comprennent les uns et les autres des notions qui trouveront grâce pour nombre de managers encore, avec des conséquences diverses sur leurs équipes.

Un style de management qui fait toujours « merveille » de nos jours, c’est le style autocratique. Si celui ou celle qui l’exerce  permet de prendre des décisions rapides, ses collaborateurs sont en revanche considérés comme de simples exécutants, et demeurent de son point de vue, moins compétents que lui/elle. Il privilégie l’information descendante, tout en instrumentalisant l’information montante pour mieux la contrôler…

Il s’agit j’en conviens, d’un management plus véritablement adapté aux exigences actuelles en entreprise.

  • Se Faire Plaisir

manager entrepriseUne autre voie complémentaire existe, et pour nombre de managers elle est désormais empruntée. Il s’agit de celle de se faire plaisir.

J’entends d’ici les interrogations à énoncer la notion de plaisir dans un chapitre destiné à une lecture professionnelle, passé l’étonnement on pourra entendre, et peut-être comprendre, que si les missions du manager demandent d’être basées sur la performance, et lui d’être un parfait entraineur de troupes, rien ne l’empêche de ressentir du plaisir par l’intermédiaire de ses sens.

Notre confort quotidien nous expose de moins en moins aux sensations que nous vivons dans la sphère du travail. Les activités professionnelles peuvent être à l’origine de grands plaisirs si nous faisons l’expérience de mettre nos sens en éveil.

Cette profondeur des sens peut-être révélée par la méditation, le recueillement, la réflexion intime. Quand nous cherchons à caractériser ce que l’on ressent, voit, entend, touche…Y compris ce que l’on pense, nous améliorons tout à la fois notre acuité sensitive et notre plaisir. Cela cultive en nous une meilleure perception du monde qui nous entoure et favorise la qualité de nos actions.

  • La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)

A l’heure du tout digital et du même bain temporel pour tous, le rythme des vies s’accélère sans nécessairement tenir compte du rythme biologique des individus. De nombreuses entreprises ont choisi, notamment, de développer leur politique de communication au sein de leur structure, par l’adoption d’une logique de développement, dit « Soutenable ». En d’autres termes, les entreprises réfléchissent à comment communiquer le plus clairement possible les composantes cardinales de leurs pratiques éthiques.

Le manager de demain est partie prenante de cette belle aventure, il sera un porteur de sens et de cohérences au sein de sa structure, il appliquera son soft power pour inventer d’autres manières de motiver ses équipes, et saura peut-être alors quel manager il imagine devenir…

… Et qu’il deviendra.

 

« Je cherchais mon plus lourd fardeau, C’est moi que j’ai trouvé. »

Nietzche